carte de la roumanie

notre voyage en quelques chiffres...

Notre voyage en Roumanie c'est :

- 14 jours de folie
- 740€ dépensés au total par personne
- 35°C minimum tous les jours
- 1 sac de 10 kg
- 15km de marche par jour
- 60 litres d'eau bue par personne
- 4614 km d'avion
- 1537 km et 45 h de transport en commun (train, bus, maxi taxi, ferry, stop, dacia,...)
- 1 fille mignonne tous les 10m
- 1 nid de poule dans la route tous les 20m
- 5 chiens tous les 50m à Bucarest
- 1 personne tous les mètres sur la plage de Constanta
- 60 hotels le long de la plage à Mamaia
- 10l de bière par jour pour notre copain belge Peter
- 3 mots de roumain par jour pour Julien
- 2kg pris à cause de notre régime à base cacahuètes et de fanta.
- 1 blog qui déchire!

notre voyage en quelques mots...


Tout le monde m’a posé cette question : « pourquoi la Roumanie ? ».
- Peut-être justement parce que personne ne connaît vraiment ce pays.
- Parce que les gens qui y ont déjà séjourné m’ont vanté la gentillesse des roumains.
- Parce que c’est une destination que je pensais pas chère !
- Pour marcher sur les traces de Dracula !


La Roumanie est une terre de contrastes :

- géographiques :
  • le centre de la Roumanie est occupé par de hautes montagnes (Carpates, région de Dracula).
  • à l’est, il y a l’immense delta du Danube et les bords de la mer noire.
  • au nord, la magnifique région très vallonnée des Maramures.


- culturels et sociaux :

  • Après l’effondrement de Ceausescu et du communisme, on a vu l’apparition d’une nouvelle classe, les nouveaux riches. Tous ceux qui avaient une place dans le gouvernement de Ceausescu, se sont appropriés les entreprises, pratiqués un libéralisme sauvage et se sont extrêmement et très rapidement enrichis. Aujourd’hui, dans les grandes villes, les voitures de luxe côtoient les vieilles Dacia pourries et les charrettes.




  • Mais le développement est beaucoup trop rapide pour ce pays. Ainsi, il n’existe pas de classe moyenne. Vous avez les pauvres d’un côté qui se battent avec des salaires de misère pour continuer à vivre dans un contexte où tous les prix explosent, et les nouveaux riches aux ressources illimités de l’autre, qui rêvent de voir la Roumanie rivaliser avec l’Europe occidentale en terme de luxe, de démesure et d’excès (Ils ont tous le dernier portable, une grosse voiture, uniquement des fringues de luxes « originales » et une distance (voir du dédain) pour les pauvres.

  • Il existe en Roumanie un véritable problème de racisme envers les Tziganes ou Gipsys. En effet, ils sont une véritable épine dans le pied pour les Roumains. Les uns disent : « ils ne savent que tendre la main pour quémander. Pourquoi je leur donnerai alors que moi, je dois quitter ma famille et mes amis pour travailler et subsister ? » et les autres : « à causes des tziganes qui ont émigré en Europe occidentale et qui volent, l’Europe entière a assimilé les roumains à ces derniers. Vous avez donc une fausse image du peuple roumain ».


Nous avons effectué avec Julien notre voyage avec une distance mesurée vis-à-vis de tous ces problèmes.

Notre sentiment, c’est que la Roumanie est un pays magnifique, contrasté, plein d’histoire et de surprises, de gens incroyables, qui possède encore des zones rurales à émouvoir même les plus insensibles !

Bucarest : capitale de la Roumanie

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Nous n’y sommes restés que quelques heures.

Description :

Nous sommes en été, le week end, la ville a donc été désertée au profit des plages de la mer noire. C’est très étrange de déambuler dans une ville quasi vide. Surtout la capitale.
Bucarest est actuellement « en rénovation », ce qui signifie qu’il y a des travaux absolument partout comme en témoignent nos photos.


C’est une très belle ville qui contient une partie qu’on appelle « le petit Paris » où l’architecture est directement inspirée de notre capitale. Ils ont même un arc de triomphe !
Dans d’autres quartiers, on peut directement « admirer » la mégalomanie de Ceausescu avec son palais d’environ 3000 pièces, qui est si immense qu’on peut le voir de la lune et qui lorsqu’il était éclairé consommait en 4 heures autant d’électricité que toute la ville de Bucarest en une journée!) et les bâtiment horribles de l’ère communiste.






Anecdotes :

Dès notre arrivée, nous avons été assaillis par les chauffeurs de taxi qui nous ont demandé des sommes exorbitantes pour faire quelques kilomètres. Quand on a refusé, ils nous ont limite insultés en roumain…

Chaque pays a ses parisiens (c’est-à-dire dans mon langage, des personnes prétentieuses, qui ne regarde que leur nombril et qui souffle de dépit quand vous leur demandez un renseignement !), mais ici, je pense qu’on atteint un paroxysme ! Est-ce que nous sommes toujours mal tombés ?

Petit exemple : vous arrivez dans un hôtel complet, vous demandez s’ils peuvent vous indiquer d’autres hôtels proches. Réponse : non ! Pareil pour les commerces, où on ne doit embaucher que des personnes qui ont des problèmes génétiques et qui sont dans l’incapacité de sourire ! Heureusement que les clochards éméchés eux, se fichent bien qu’on parle pas roumain et qui nous sourient de toute leur dent !

A l’inverse, un chauffeur de bus nous voyant désemparés nous a fait monter dans son bus gratuitement pour nous amener à la gare. En effet, il faut savoir que les gens préfèrent dire une connerie plutôt que d’admettre qu’ils ne savent pas où c’est !

Notre 1ère nuit, nous l’avons passé dans un petit hôtel 1 étoile (58€ quand même) dans une chambre minuscule sous les toits, où il faisait à peu près 50°C et où les moustiques ont bu 3 litres de notre sang chacun environ. Mais heureusement le matin nous avons pu nous rassasier en mangeant des croissants en sachet fourrés au chocolat. Etrange… Par contre le reste de leur petit déjeuner (légumes, charcuterie, fromage) était excellent !

Transylvanie : mystérieuse

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Nous avons exploré 3 villes de Transylvanie :

Brasov : cité médiévale









Bran : château de dracula









Sighisoara : joyau de la Transylvanie

Brasov : cité médiévale

Pour voir les photos se reporter à Transylvanie : mystérieuse

Description :

Brasov est un village médiéval de Transylvanie magnifique encastré entre les montagnes, ceint de remparts et dont le centre historique a été préservé de l’acharnement communiste. En hiver d’ici, on peut faire du ski.

Dans la montagne (Tâmpa) on peut voir une inscription Brasov, façon Hollywood !
Nous avons pris un téléphérique qui nous a monté en haut de la montagne, nous avons ensuite rejoint une plateforme située derrière les lettres immenses d’où nous avions une vue panoramique sur Brasov et ses environs.Et nous sommes redescendus à pieds (une heure quand même ! le dénivelé était très important).


Nous avons aussi traversé la rue la plus étroite d’Europe (Strada Storii) qui fait 1.30m de large ! Même avec une Smart c’est difficile…











Anecdotes :
  • Alors qu’on se baladait tranquillement dans Brasov, une vieille dame qui ne parlait que Hongrois nous a abordé pour nous proposer de venir loger chez elle moyennant 100 lei. Finalement, on s’est retrouvé avec une chambre immense et la mamy n’habitait même pas là !



  • On est dimanche soir, on nous a dit que les roumains savaient faire la fête. Peut-être sauf qu’ici, à 22h30 les rues sont désertées, les clubs et les bars sont vides, et on finit par aller se coucher…

Remarque historique :
La Roumanie est un pays qui a toujours été sous le joug d’autres puissances. Il y a beaucoup de hongrois en Roumanie et ces derniers lorsqu’ils sont venus s’installer en Roumanie, ont ouvert des commerces et des entreprises où il était interdit aux Roumains de travailler ! Dans leur propre pays…

Bran : château de Dracula

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Description :

C’est une escroquerie monstre, sachant que Dracula n’y a même pas résidé ! Mais comme on est des blaireaux de touristes, on y a été quand même !
Le château est très beau trônant fièrement et mystérieusement en haut de son rocher. Les environs sont époustouflants par leur beauté.



Anecdotes :

A l’intérieur du château (bondé), des jolis collections de clés anciennes, de vases et autres merdes,… Rien à f… On dégage aussi sec !
On effectue une randonnée improvisée sous un soleil de plomb dans les environs de Bran qui est un parc protégé, c’est très beau, mais il fait très chaud !

Sighisoara : joyau de la Transylvanie

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Description :

C'est un autre village médiéval au patrimoine mondial de l'UNESCO. Il est constitué d'une citadelle en hauteur, et c'est ici que le comte Vlad Teps (Dracula) a grandi!
Les photos parleront d'elles-mêmes!








Anecdotes :

On n'est pas près d'oublier cette journée!

  • Pour bien commencer la journée, on s'est trompé de chemin pour rejoindre la gare de Brasov! Au lieu de faire 3km, nous en avons fait environ 10km, et une partie en longeant la voie ferrée avec nos gros sacs sur le dos!






  • Finalement, on a réussi à rejoindre la gare routière vers 11h et le maxi taxi (mini bus fou) partait normalement à 12h30! On était prêt. Sauf, qu'il s'est pointé à 13h30, tout le monde nous a doublé (spécificité roumaine) et on a fait 2h30 de maxi taxi debout dans une fournaise (40°C avec la CLIM). Arrivés à Sighisoara, onétait poisseux!


  • On trouvera une chambre à louer pour dormir dans le salon d'une famille. On est content seul problème, il faut traverser la chambre des parents la nuit pour aller pisser... Or ce soir-là, nous avons rencontré Daniel, une personne très connue à Sighisoara, qui s'est désigné comme notre guide. Il nous fera découvrir le vin local, puis l'alcool de prune local (palinca), puis les plats locaux... C'est génial, mais nous, on est saôul. De retour à la maison, le père de famille nous offre encore quelques verres de prunes (65°) qui finissent de nous achever! On discute avec julien et une envie de pisser me prend. Ne voulant pas déranger la famille, je décide de pisser par la fenêtre, sauf que je m'accroche dans le rideau et que est tombé avec fracas! Le père est entré en trombe pour savoir ce qui se passait au milieu de la nuit. Heureusement j'avais pris soin de ranger mon petit oiseau! 10 minutes plus tard, encore envie de faire pipi. Cette fois, la seule solution sera de faire dans une bouteille d'eau... Le matin, on n'ose pas se lever tellement on a honte...

Les Maramures : région hors du temps

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Les Maramures sont une région au nord de la Roumanie où le temps ne semble pas s'être écoulé au même rythme qu'ailleurs.
Ici les paysages sont magnifiques, les gens sont chaleureux et tout est encore rural : maisons en bois, charettes, anciens métiers. C'est un petit paradis sur terre.




Rencontre avec les tsiganes lors de notre voyage en train de 6h de Sighisoara --> Baia Mare.











Lors de notre périple en maxi taxi de Baia Mare à Sighetu Maramatiei, nous avons rencontré Maria, une roumaine le coeur sur la main qui nous a invité chez elle dans sa famille à Sapânta comme si c'était naturel.Nous avons été reçus comme des rois et elle nous a fait découvrir sa région avec passion.



Nous avons ensuite repris la route pour visiter quelques monastères et d'autres villages maramuresans dans la vallée de l'Iza.







Le 3ème jour, Norin un guide roumain qui parlait français nous à son tour emmené dans sa Dacia pour visiter la vallée de Mara.

Baia Mare : banlieue française

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Anecdotes :
Nous avons d'abord pris un train de Sighisoara --> Baia Mare durant 6h.

- Il y avait beaucoup de tsiganes dans ce train et nous avons donc fait leur connaissance. Les enfants sont vraiment beaux et ont dans leur regard cette étincelle de malice. Ces enfants font systématiquement la manche et ont leur speech rôdé qu'ils récitent comme des robots. Vous souriez à ces enfants et ils vous gratifieront à leur tour d'un sourire éclatant et joueront avec vous.

Les tsiganes sont des gens très pauvres en Roumanie, ainsi ils réclament plus de la nourriture et de la boisson que de l'argent. Mais si vous donnez à un enfant attendez vous à ce que toute la famille défile ensuite pour quémander leur part à leur tour!

Les roumains ont des attitudes différentes vis à vis de ces tsiganes. Souvent ils donnent une pièce mais sont durs avec eux. Un exemple : une petite vient quémander de la monnaie, la dame à côté de moi lui demande très sérieusement de réciter le notre père. Elle s'exécute et reçoit 1 leu. Commence alors le défilé des frères et soeurs, à ce moment la vieille dame saisit mon guide et frappe un des enfants sur la tête pour lui dire de dégager et de partager avec ses frères et soeurs.

Pour ma part je me suis senti très mal, un petit tsigane avec qui je jouais s'est mis à me demander de l'argent mais je ne comprenais rien, il s'est alors mis à genou et m'a baisé les pieds. Quelle vie misérable doivent-ils endurer pour s'abaisser ainsi pour une pièce de monnaie?

- Arrivés à Baia Mare, on a l'impression d'avoir débarqué dans une banlieue française! On tombe ensuite sur une bande de Gipsys qui nous font les poches en plaisantant avec nous. On s'en fout on a rien sur nous!
On va dans le centre ville qui se trouve 4km au nors de la ville?!? On est obligé de demander à la police de nous aider à trouver un endroit où dormir, commence alors un squetch digne des inconnus. Un 1er policier demande à un second qui appelle par talkie walkie le central, qui appelle quelqu'un qui a une carte. Après 5 minutes de conversation ils nous disent : on croit que c'est par là. Si ce n'est pas le cas, revenez-là toute a l'heure et on cherchera sur un plan!

Sapânta : cimetière joyeux

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A l'origine nous avions décidé d'aller dans la vallée de la Vaser à l'ouest des Maramures pour prendre un des derniers trains à vapeur encore en fonctionnement. Malheureusement quelques semaines avant, des pluies diluviennes se sont abattues sur cette région, ont arraché rails et habitations, créant une véritable catastrophe humanitaire pour les habitants.
Dans le maxi taxi qui nous mène vers Sighetu Maramatiei (halte obligatoire pour rayonner dans les Maramures) nous faisons la rencontre d'une roumaine, Maria, qui travaille en France. Elle nous propose de venir dormir chez elle à Sapânta. Nous sommes touchés par cette offre et nous acceptons immédiatement. En route pour la plus belle aventure humaine du séjour!

Elle nous mènera à Sapânta dans sa maison où nous ferons la connaissance de son fis de sa maman et de nombreuses personnes du village.
Elle nous emmène visiter son village et notamment le cimetière joyeux unique au monde. Ici, un sculpteur du village a fait toutes les tombes de couleur bleu où un dessin représente le métier du défunt et un poème humoristique qui résume sa vie. C'est exceptionnel!





Nous continuerons ensuite notre cheminement dans les montagnes environnantes passant de maison en maison, croisant des charettes, des chevaux, des femmes qui tissent dans leur jardin,des personnes souriantes, dans un paysage bucolique magnifique. Nous contemplerons l'Ukraine (pour info : moins de 5€ la cartouche de Marlboro) qui n'est qu'à 4km!




Le soir, nous observons les femmes préparer les salmalés (c'est une feuille chou que l'on farcit avec un mélange de riz et de viande que l'on fait ensuite bouillir. C'est délicieux) tout en buvant de la palinka (alcool de prune à 65°). On est très vite saôul, voyez ce que ça donne :








Nous avons passé un moment magique avec Maria, Daniel son fils, et sa maman. Nous ne les remercierons jamais assez. Ils nous ont tout donné en s'offusquant même lorsqu'on a voulu leur donner de l'argent. Maria nous a même offert un livre sur son village!

Quelques incongruités linguistiques de Maria :
"Je ne peux pas mourir" : signifie en français, on ne me laisse pas vivre ma vie, j'ai toujours quelqu'un sur le dos! Pour les roumains, l'image est que même s'ils voulaient mourir, comme il y a toujours quequ'un dans la pièce, ils ne pourraient pas.
" une femme doit avoir beaucoup de travail, ainsi elle ne pense pas à où peut être son mari!" : à méditer...

vallée de l'Iza : monastère

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Après Sapânta, nous nous enfonçons plus loin dans la vallée de l'Iza.

C'est le 15 Août fête de la vierge Marie, dans un pays où toutes les femmes s'appelent Maria et sont ferventes croyantes, forcément on s'atteint à des fêtes dans les villages. Toutes les femmes revêtent leur costume traditionnel.
On visitera, le monastère de Barsâna qui est magnifique. Puis on tente de rejoindre le centre ville qui est à 8km! Nous voilà partis avec nos sacs sous un soleil de plomb! Quand on arrive, il y a un enterrement à l'église. Pas vraiment la fête...

On part pour Ocna Sugatag en stop qui nous avait été recommandé. Génial! l'intérêt de ce lieu réside dans sa piscine municipale! On s'enfuit immédiatement pour Baia Mare! (Enfin il faut quand même attendre le maxi taxi pendant une heure;)).

vallée de Mara : expédition en Dacia

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Norin, un roumain qui travaille à Baia Mare entend que nous parlons français et nous propose ses services de guide. On accepte.
Il nous fera visiter de nombreux lieux magnifiques (Surdesti, Budesti,...). mais le plus intéressant réside dans sa culture roumaine qu'il nous fait partager tout au long de la journée ainsi que ses connaissances mécaniques puisque nous nous arrêtons tous les 10km pour remettre de l'eau ou de l'huile dans la Dacia, il faut laisser le moteur refroidir donc on roule avec le capot ouvert,...
Nous visitons à Surdesti un atelier de fabrication de chapeaux selon un processus traditionnel. C'est très interessant, mais la femme se sent obliger de nous offrir de l'eau de vie de poire. à 15h30, on comate dans la Dacia!

Remarque routière :
Le code de la route n'a pas sa place ici. On roule à gauche pour prendre la courbe optimale en montagne, on double sans visibilité, on insulte beaucoup, on frein à 1m des charettes, et surtout on ne regarde pas la route, ...

interlude : les transports



Après les Maramures (nord), nous avons décidé de rejoindre le delta du Danube (est).

Soit 12h30 de train couchette jusqu'à Bucarest. 2h pour trouver la gare routière pour le delta du Danube puis 4h de maxi taxi pour enfin arriver à Tulcea, ville à l'entrée du delta.

On a dû faire face à 2 problèmes pour trouver notre chemin :

1) on prononçait mal "Tulçea" (qui doit se prononcer toul-tcha). on prononçait toul-tchea. Le problème c'est qu'on est proche de la Turquie qui se prononce (toul-tchia). Résultat, tout le monde à Bucarest a tenté de nous envoyer à Istanbul!!!

2) les roumains préférent vous dire une connerie plutôt que d'admettre qu'ils ne savent pas ou c'est! Résultat, on a marché de nombreux km sous le caniard, on a pris un métro qui ne nous a mené nulle part, on a été transporté gratuitement par un chauffeur de bus dans tout Bucarest pour finalement... revenir au point de départ!

Remarques générales sur les transports :
- les trains sont lents et vétustes, mais confortables. Les trains en Roumanie, ont été donnés par la France, ce sont les ancêtres de nos TER. Ils sont toujours en retard!
- il y a peu de rail, ce qui fait que sur un même ligne, 2 trains ne peuvent pas se croiser en même temps, il faut garer le 1er pour laisser passer le second! De plus ces rails sont en mauvais état, donc les trains roulent lentement.
- Les horaires changent tout le temps.
Le maxi taxi (minibus) est l'alternative au train. Moins cher,plus rapide. Le problème c'est les routes qui sont toutes défoncées et les bus bondés! Ecouter ce film, c'est parlant!

Au final, on perd beaucoup de temps dans les transports :
exemple : Constanta --> Bucarest, 250 km, 5 heures de train!

delta du Danube : réserve naturelle

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Lors de notre arrivée, nous avons assité à une grande fête à Tulcea pour les 10 ans de la bière "Golden Brau". Enormément de gens, concerts gratuits avec des groupes roumains apparemment connus puisque tout le monde chantait à tue-tête.


Nous prenons un ferry pour Mamhudia sur le bras "Sfantu Georghe" du Danube. (il y a 3 bras majeurs dans le delta qui font plusieurs dizaines de km chacun). Le ferry est rempli de gens, mais bizarrement nous ne sommes que 4 personnes a descendre du bateau à Mamhudia... Pas étonnant, l'endroit est horrible et il n'y a rien. On est reçu par le maire qui nous amène dans un bar pour attendre le bus pour Murighiol. Nous faisons la connaissance d'un couple de belges avec qui nous partagerons une maison à Murighiol.

Il faut préciser que l'homme, Peter est un alcoolo notoire de 40 ans. Il enquille bière sur bière toute la journée, à la fin, il ne parle plus que par gestes! il es tellement bourré que quand on fait la cuisine, sa femme lui interdit de toucher à quelquechose sinon il risque de se blesser! Il n'a qu'une envie après le repas, aller se taper quelques bières au bar du coin! Ce sont des personnes pourtant extrêmement intéressantes qui ont beaucoup voyagé. Une tempête éclate, eux veulent boire "un dernier" coup, nous, on n'en peut plus on rentre.

Le lendemain matin, départ pour une visite de 4 heures des différents lacs et canaux du delta du Danube en petit bateau à moteur. C'est magnifique. Peter ne doit penser qu'à la bière qu'il boira après la balade. Il ne dit rien et sa tête se balade de droite à gauche...Même si les oiseaux ne nous intéressent pas, j'avoue que voir un décollage de 20 pélicans en même temps est un spectacle incroyable!

Constanta : plages de la mer noire

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On parcourt les routes les plus défoncées de la Roumanie en maxi taxi sans amortisseur!

Arrivés à Constanta, on se barre direct sans même dire au revoir aux belges qui buvaient "une petite bière" pour Mamaia, l'endroit branché de la cote. On visite une chambre dans un hôtel, Julien va faire caca dans les toilettes. Finalement, on ne prendra pas la chambre et on s'en va pour Constanta, après avoir pourri les toilettes!

A Constanta, on loue une maison pour 100 lei(33€) par nuit. On est content car la plage est moins fréquentée que Mamaia (par contre le sable est un mélande coquillage et de petit caillou pas très confortables), on est dans l'artère principale et les prix sont abordables.
On passera 3 jours à se dorer la pillule à la plage. Il fait un temps magnifique et nous n'avons pas vu un nuage du séjour!



Il faut savoir que les roumains ne font la fête que le vendredi et le samedi. Donc même s'ils sont en vacances, les clubs restent vides en semaine!
Quelle désillusion quand nous avons été à Mamaia pour profiter de la vie nocturne un mercredi soir... Tout était vide. Dans la rue une jeune femme nous aborde et nous propose "2 belles femmes pour la nuit pour massage, compagnie et sexe qui parlent anglais"! La prostitution a pignon sur rue. On refuse (ce fut dur pour Julien;)).

De toute façon nous on est plus "Fanta, cacahuètes niquage" que "resto, boîte et gentleman"!

A 2h du matin, on rentre en taxi, la personne parle français et nous raconte une anecdote qui nous a fait rire :
Il venait de rencontrer une femme française. Ne parlant pas bien, ils échangeaient dans un mélange d'anglais et de français. Alors qu'ils couchaient ensemble, la femme lui dit "doucement, doucement!". Or lui avait compris "too small, too small". Vexé, il y a donc été encore plus fort!

En arrivant devant chez nous, un travesti nous demande si on veut faire l'amour avec lui. Décidemment, ce soir on est très désiré!

Le dernier soir, on est invité par 2 filles que nous avons rencontrés sur la plage le jour précédent (après que des gipsys aient essayé de nous piquer nos affaires).
Elle nous ont permis de goûter à la vie nocturne roumaine. Ces 2 filles étaient de la classe très haute roumaine. Elles nous ont emmené à la Cucarracha", un club select sur la plage. On a garé sa voiture entre les porsches, ferrari et autres audi. L'endroit était énorme, en plein air, avec de la musique à fond, les pieds dans le sable! On a dansé mais à 1h30, on a dû rentrer, tout le monde se lever aux aurores le lendemain.

Fin des vacances...